Débuts moyennement faciles

Rappel : si c’est ton premier voyage ici, lis ca d’abord.

Avant propos : Salut. Bonne lecture.
*Fin de l’avant propos.*

Le départ. Voilà quelque chose. C’est à la fois bien et à la fois moyen.

On ici est à la fin du mois de septembre. L’été bat encore son plein en France. Mon bronzage me procure une renommée communale. Je passe mes journées à ne rien faire au soleil (voir objet photographique apposée ci-dessous).

Moi, entrain de tranquillement profiter de la météo française de qualité.

Ayant récemment décroché ce poste à Prague, je profite de mon succès en ne rien branlant. Logique. Pour commencer à me projeter doucement, je réserve mon billet d’avion. Ce qui est ironique car je vais travailler dans l’aviation ! Ah, c’est rigolo.

Le voilà parti. Le vendredi 29 septembre. Le début. Et la fin. On n’est pas dans une fiction diffusée sur Fr3, mais quand même. Comment profiter au maximum des derniers moments chez soi ? Faire ce qu’on fait d’habitude. Si tu commences à faire dans l’extraordinaire tu perds ton temps, crois-moi. Alors pour les derniers instants, j’étais en famille. C’est bien la famille parce que déjà on leur doit beaucoup, et puis surtout pour l’héritage. Alors en plus de penser à mon compte courant, il se trouve que je les aime tous d’amour. J’organisai donc une sorte de tournée d’adieu. Comme Aznavour ou Johnny, sauf que je partais vraiment. Un midi chez Papy, un autre chez Mamie… Je partais donc les souvenirs plein la tête et les calories plein le ventre.

Le temps du vol arrive. Vol à 6:00, réveil à 3:40… franchement. La pire heure. Joey Starr n’est pas couché et Jean Jacques Bourdin n’est pas levé. Atroce. Mais j’ai avec moi, mes parents ainsi que ma sœur. On est en équipe. Chacun sait ce qu’il a à faire. Les textes, les rôles et les mises en scène ont été répétées à plusieurs reprises. Chacun sait s’il doit pleurer, et si oui, à quel moment il doit commencer et arrêter. Des professionnels, rien d’autre. Je n’ai pas pleuré. L’émotion était palpable, toutefois, mon cœur étant une alliance de cuivre et de carbone, je suis insensible à toute sorte d’émotion, et c’est plutôt utile dans ce genre de moment.

Un atterrissage de qualité réalisé par le pilote de l’avion. Que je salue au passage. Petit drift pour arriver devant la porte.
Je pose le pied sur le sol tchèque pour la première fois de ma vie. Une émotion inexplicable me remplit d’une traite. Plus rapide qu’une pinte cul-sec. Aux bords des larmes à mon tour, je sais que je suis arrivé où je voulais. Je lève les yeux. Un ciel nuageux, mais je fixe ce ciel en remerciant le Seigneur. Jésus. Le seul. Celui qui gère les vies des gens ainsi que le trafic aérien. Quel homme.

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Il faut maintenant prendre la direction de l’auberge de jeunesse. Le point positif c’est le prix. A 8€ la nuit, on va pas se mentir c’est correct.
En arrivant dans la susdite auberge, il est très simple de comprendre pourquoi le prix est si peu élevé. Toutefois, les solutions de logement sont aussi nombreuses que les cheveux sur la tête de Valéry Giscard d’Estaing. Donc, il faut prendre son mal en patience.

Pour trouver un chez soi, c’est une sorte de jungle. Tout se fait via les groupes Facebook. Et il faut être très rapide et très bon pour espérer décrocher ne serait-ce qu’une visite. D’autant plus qu’à cette période, tous les étudiants Erasmus viennent mettre leur nez dans l’immobilier local.

MAIS. Encore une fois, monsieur le Destin va s’occuper de mon cas. C’est un ami. Avant de partir, je rodais sur les sites de petites annonces. Sans trop de succès. Mais un jour, quelqu’un répondit à un de mes mails. Alors, deux jours après mon atterrissage, je rencontrai déjà une potentielle future colocataire. Adéla est une étudiante tchèque en médecine. Grâce au destin ou grâce à mon style adaptable, le courant passa très vite. Et elle me confirma quelques jours plus tard que j’étais sélectionné.

Image associée

Seul bémol, l’appartement est encore en travaux. Il va me falloir patienter deux à trois semaines. En auberge de jeunesse.
Alors, souvent, lorsque tout va bien, il y a toujours un petit détail qui vient ralentir la machine. Là le détail c’était cette auberge. La vie en groupe c’est rigolo. Mais pas trois semaines. Surtout quand en parallèle il faut travailler tous les jours. Mais au moins, c’était mémorable. Pendant toute la durée de mon séjour en auberge, j’eus la bonheur de partager une chambre double avec un estonien très aimable du nom de Elvis. Cet homme, aux pantoufles élégantes, était un informaticien qui ne « voyait pas l’intérêt d’avoir un appartement, étant donné que la nuit à l’auberge ne coûte que 8€ ». Bon. Le point de vue peut se défendre. Si on est estonien, sinon ça ne fait aucun sens.

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Paire de pantoufles, inscrites au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO Estonien.

En parlant de travail, je commençai la formation de manière très confiante. Les Dieux sont avec moi. Difficile de rentrer dans les détails en restant intéressant, alors je vais passer cette partie. Mais en gros, tout se passait plutôt bien. Dans un équipe composée de tchèques (ou slovaques, mais c’est un peu comme les bretons et les normands si vous voulez, ils ne se portent pas en haute estime, mais ils sont presque identiques), de français et d’allemands, se faire des amis est très facile. D’autant plus facile lorsqu’on est muni d’un véritable accent anglais de qualité premium. Avec les français, on peut comparer nos parcours et se vanner en fonction des régions d’origine. Et avec les étrangers on peut comparer les stéréotypes.

Après avoir parlé des actions, je vais tenter de décrire le cadre. Vous savez certainement que Prague c’est beau. Alors, pour être tout à fait honnête avec vous, oui, c’est beau. J’ai eu beaucoup de chance dès mon arrivée avec une météo de très grande qualité. J’étais en tee-shirt tout le week-end (pas le même, j’en changeais tous les jours pour des raisons évidentes d’hygiène).
Appréciez plutôt ces quelques clichés réalisés par ma personne :

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Donc, pour résumer, les débuts étaient à la fois faciles et pas trop faciles. Dans tous les cas c’était bien sympathique. Maintenant que l’installation s’est bien déroulée, je suis en place. En place pour attaquer l’aventure de façon sereine et autonome. On a essuyé les quelques larmes qu’on a versé, effectué quelques pompes pour se donner de la force, et on y va.
J’en profite pour vous inviter toutes et tous à venir ici, ça vaut vraiment le coup. Déjà, parce que j’y suis, et ensuite parce que vous n’aurez pas besoin d’avoir 2 semaines de vacances. La ville est est remplie de belles choses, mais est assez petite. En un week-end ou en 4 jours, vous avez assez de temps pour goûter à « La Capitale Magique de l’Europe » (je sais pas qui a décidé que ceci serait le surnom de Prague, mais il était tout à fait modeste).Résultat de recherche d'images pour

Restez connectés, dans l’épisode suivant, je vous parlerez plus en détails de « Comment je gère mon temps libre ici », qui, vous en conviendrez, est un sujet ULTRA PASSIONNANT.

Merci à tous, merci la vie, merci Jésus.

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